Les grandes marées de mars 2015, à marée basse
J'ai réalisé un reportage photographique sur un phénomène naturel rare et spectaculaire sur la côte Atlantique : les grandes marées qui se sont déroulées du 20 au 22 mars 2015.
Evénement qui se produit seulement tous les 18 ans, les coefficients des marées à 118/119 étaient pratiquement au maximum. Il ne fallait pas rater çà !
Le vent était modéré pour l'occasion mais le ciel était gris et accompagné de quelques ondées.
A marée basse, comme vous pouvez le voir sur les deux photos ci-dessus, la mer se retire très loin et on ne distingue pratiquement plus l'horizon !
L'estran se découvre plus fortement que d'habitude et c'est alors le bon moment pour observer des écluses à poissons ainsi que des épaves.
D'un point de vue photographique, j'ai profité de l'estran ainsi découvert pour réaliser des images graphiques et dynamiques (avec des lignes fortes, des courbes...).
J'ai également voulu mettre en avant la "matière" (les pierres et les rochers, les algues...) ainsi que le relief, bien présent même sur l'estran !
On ne peut pas parler des grandes marées sans mettre en image les pêcheurs à pieds qui en ont profité pleinement !
Et il y avait foule !
Les grandes marées, à marée haute, côté intérieur des terres
Sur l'île d'Oléron, je suis allé assister aux grandes marées à marée haute sur la commune de Boyardville.
A cet endroit, l'eau de mer pénétre à l'intérieur des terres par le Chenal de la Perrotine.
C'est une voie d'accès entre terre et mer fréquentée par les bateaux de pêche et de plaisance.
J'ai souhaité réalisé des photos sur ce lieu pour montrer la forte montée des eaux ainsi que les moyens de protection qui ont été mis en place pour éviter les risques de submersions.
Sur les deux images ci-dessus, on remarque qu'un boudin blanc en plastique, long de 700 m et large de 80 cm, a été déployé au bord du Chenal pour protéger les habitations et les commerces.
L'eau n'était pas loin d'envahir le pont et les parkings.
Quant à elle, la plage de Boyardville, située à l'entrée du Chenal, a été complétement submergée par les grandes marées.
Les habitants se sont également protégés en fermant volets et fenêtres et en installant des sacs de sable et de calcaire devant leur domicile.
Allons maintenant découvrir les grandes marées à marée haute sur le bord de mer...
Les grandes marées, à marée haute, côté mer
Les grandes marées, à marée haute, avec un coefficient très élevé offrent généralement beaucoup de spectacle sur le bord de mer.
Si cette année la force du vent n'était pas très élevée sur la côte Atlantique, observer l'océan recouvrir les plages et voir les vagues se déchaîner sur les digues et les rochers méritait le détour.
Le bruit des vagues est souvent impressionnant et les contempler à s'entremêler les unes dans les autres et dans tous les sens nous laisse songeur sur la force des éléments et de la nature. Des sentiments de crainte et de peur peuvent nous envahir. On peut se sentir vulnérable et impuissant.
C'est sans aucun doute ce qui nous attire à se rendre si nombreux sur le bord de mer et à vouloir défier les vagues si fortes mais tellement dangereuses.
Au printemps, regard artistique sur la flore sauvage
Durant la période des grandes marées, j'ai également réalisé une série de photographies sur les fleurs sauvages que j'ai rencontré au fil de mes déplacements.
La plupart d'entre elles, communes, ont été photographiées non loin du bord de mer dans des milieux marécageux.
Pour mettre en valeur ces quelques fleurs du début de la belle saison, j'ai utilisé en autre la lumière à contre-jour, des fonds harmonieux recouverts quelques fois d'halos de lumière et j'ai cadré certaines images avec un premier plan pour guider le regard vers le sujet.
Le tout est de créer des images "artistiques" pour que ces espèces, bien que très communes, attirent votre attention !
Ficaire, fleur commune du bord des cours d'eau
Une renoncule
Gros plan d'une renoncule aquatique, avec l'une de ses feuilles en premier plan
Fleur typique des marais salés : la salicorne
Bouquet de joncs au bord d'un marais
Les fissures du sol sec, situées en premier plan, guident le regard jusqu'à la fleur de pâquerette
Dans l'article suivant, vous découvrirez cette fois-ci les fleurs du jardin qui embellissent notre quotidien à la période estivale.
Du printemps à l'été, le plaisir des fleurs
Fin mars 2015, le printemps est enfin là et les premières fleurs apparaissent dans mon jardin.
Il est temps de sortir mon appareil photo et de se faire plaisir en réalisant des images de multiples couleurs.
Le violet du crocus :
Le blanc de la jacinthe :
Le bleu du muscaris :
Le jaune et le orange des tulipes :
Sur l'image ci-dessus, on distingue deux diagonales de fleurs. L'effet est de rechercher une dynamique dans la lecture de la photo et de remplir le cadre dans la composition.
Détail d'une pétale.
Le jaune et le blanc des jonquilles :
L'effet "low-key" : cela consiste à sous-exposer volontairement la photo pour que le sujet de couleur clair ressorte sur un fonds sombre. Dans le but de le mettre davantage en valeur !
Le côté "velouté" de la jonquille
Le jaune de la giroflée :
Au mois de mai, la confection de jardinières permettra d'égayer les rebords de fenêtres de la maison.
Avec notamment le fameux "Roi des Balcons" :
Un arrière-plan choisi pour "sublimer" le géranium.
Cette fois-ci, une sur-exposition de ma part sur cette photographie pour faire ressortir le côté "délicatesse" de la fleur.
Au mois de juin, les massifs s'ornent de blanc et de rose avec le fleurissement des lys et des lupins :
Le lys "en lumière"
Sur les deux images ci-dessus, le lys en effet "double".
Détail sur les étamines de la fleur de lys.
La prise de vue en plongée sur cette fleur de lupin a pour objectif de donner un effet "sur-dimensionné".
Ci-dessus, une série de trois photographies autour d'une feuille de lupin et d'une goutte d'eau. J'ai recherché un maximum de "graphisme" dans mes images.
Le potager n'est pas en reste avec l'émergence de la fleur de l'aïe :
Nous voici au début de l'été et au mois de juillet.
Les allées de mon jardin se sont couvertes de rose avec les roses trémières et les godétias.
Une prise de vue en contre-plongée pour amener le regard le plus loin possible.
Un nouvel effet "low-key".
Une photo simple de cette fleur de godétia mais avec un arrière-plan homogène et harmonieux.
Le jardin est considéré aujourd'hui comme une véritable pièce à vivre de la maison.
Soigner son aménagement, c'est apporter de la couleur, de la gaieté, se sentir bien et s'accorder un moment de détente et de bien-être.
C'est avec le même plaisir que j'ai réalisé en toute simplicité les images de cet article sur une période de quatre mois.
Comme je le dis si souvent, ce n'est pas forcément loin de chez soit que l'on réalise de belles photographies. Ni en recherchant des espèces peu communes.
Me faire plaisir avant tout dans ma photographie et apporter du bonheur à ceux qui la regarde.
MERCI AU 10 000 ème VISITEUR DE MON SITE !


































































