La randonnée de la Vallée de la Fontaine Salée
Pour terminer ce périple photographique au coeur de l'Auvergne, je vous propose ce dernier article où je vais vous retracer l'une des randonnées que j'ai effectué au cours de mon séjour.
J'espère alors réussir à vous faire voyager et à vous donner peut-être envie de partir la réaliser à votre tour.
Il existe plusieurs portes d'entrées pour accéder à pied au Massif du Sancy et pour atteindre son point culminant situé à 1886 m. Vous pouvez partir de la Vallée de Chaudefour, du Mont-Dore par la Réserve Naturelle Nationale de Chastreix-Sancy ou bien encore par la Vallée de la Fontaine Salée.
Cette dernière, d'origine glaciaire et située au sud du massif, est à mon avis la moins connue et la moins fréquentée.
C'est au cours de mon deuxième séjour en Auvergne en septembre 2010 que j'avais repéré un accès possible vers le massif par cette entrée. Depuis, plusieurs années se sont écoulées et j'ai pensé très souvent au jour où je réaliserai enfin cette randonnée qui me paraissait pour le moins alléchante.
Mon point de départ s'est fait du Gîte d'Etape de Taraflet situé à Chareire, non loin de Picherande.
Comme à mon habitude, après avoir stationné mon véhicule, j'ai tout d'abord repéré le point de départ de la randonnée avant d'enfiler mes chaussures, de mettre mon sac à dos sur les épaules et d'allumer mon appareil photo.
J'ai tout d'abord traversé un bois en direction de la Morangerie où j'étais seul randonneur, au calme, et bercé par les bruits de la nature. J'ai particulièrement apprécié les fleurs situées au bord du chemin qui sont des pavots jaune.
Arrivé à un embranchement, j'ai choisi le mauvais chemin qui m'a conduit vers un sentier de plus en plus étroit au coeur du bois. Heureusement, un peu plus tard, une rencontre innatendue avec un agent de la Réserve Naturelle Nationale de Chastreix-Sancy m'a aidé à m'orienter et à rattraper le GR30, le bon chemin. J'étais pour le moins impatient car je savais qu'à la sortie du bois un spectacle grandiose m'attendait : un point de vue général sur toute la Vallée de la Fontaine Salée.
La Vallée de la Fontaine Salée
Je suis resté un bon moment à contempler ce paysage grandiose accompagné du bruit de l'eau et de la couleur des fleurs.
Linaigrette
Cette vallée, comme dans beaucoup d'autres endroits en Auvergne, est réputée pour ses nombreuses sources qui jaillissent du flanc des montagnes et des nappes souterraines. L'eau est caractérisée par une forte minéralité, dont le fer, qui donne une couleur orangée spectaculaire.
La couleur de l'eau, orangée, dû à la présence de fer
Ce sont les villageois qui ont qualifié la forte minéralité de l'eau de "salée", origine du nom de la vallée.
Mon chemin se poursuit ensuite vers la droite où je monte en direction de la Montagne Haute.
Après le bois et les points de vues sur l'ensemble de la vallée, les paysages changent. Je traverse cette fois de vastes étendues herbeuses .
Je remarque également à partir de ce moment là la forte présence de rochers disséminés un peu partout autour de moi. On est spectateur devant ce véritable chaos minéral.
Ces gros blocs de rochers sont à l'origine de l'érosion glaciaire et ont été abandonnés par la fonte des glaces en provocant de nombreux éboulements. Certains d'entre eux nous font penser à la forme d'animaux.
Je passe à proximité du Puy Gros qui culmine à 1793 m lorsque je croise sur mon chemin un groupe de randonneurs qui m'indique un peu plus loin la présence de mouflons.
Le Puy Gros
Avant de partir à leur rencontre, je pique-nique au bord d'une source.
Le bruit de l'eau est très apaisant et de nombreuses fleurs dessinent ses contours. Parmi elles, il y en a une qui retient mon attention. Elle est si petite, elle paraît si fragile, elle est si belle avec son bleu éclatant. Il s'agit de la Gentiane printanière.
Gentiane printanière
Après le pique-nique, je me dirige, pour la fin de la randonnée, en direction du Puy de Paillaret. C'est à cet endroit que les randonneurs de ce matin ont apperçu des mouflons.
Le Puy de Paillaret
Pour être certain de ne pas les manquer, je fais un détour jusqu'au Col du Couhay pour vérifier que les mouflons ne soient pas présents derrière le Puy de Paillaret.
Je suis ensuite revenu sur mes pas pour reprendre le cours de ma randonnée vers La Geneste.
Je longeais le Puy de Paillaret par le devant et plus j'avançais, plus je réduisais mes chances d'appercevoir des mouflons. Je scrutais avec attention chaque portion de la montagne et ce n'est qu'à l'extrémité du Puy de Paillaret dans les éboulis qu'ils étaient enfin là ! Je réalise alors l'un de mes rêves de photographe : immortaliser cet animal sauvage si apprécié pour ses longues cornes enroulées en spirale vers l'arrière. Vous pourrez remarquer sur certaines des photos ci-dessous le pelage du mouflon en train de muer.
Après une longue séance de photo animalière, c'est en longeant la route, la D149, que j'ai rejoins Chareire d'où je suis parti ce matin.
Je me suis régalé car de nombreuses fleurs de toutes les couleurs avec des insectes étaient présents sur le bord de la route.
Pour mes 6h30 de marche réalisés pendant cette randonnée, je retiens tout d'abord la qualité des paysages qui sont très variés : bois, vallée, étendues herbeuses, sources, tourbières, rochers, hauts sommets...). Une randonnée très dépaysante mais également très riche pour sa flore somptueuse et sa faune impressionnante. Une randonnée qui satisfera tous les amoureux de la nature sauvage.
Pour ma part, j'ai été sublimé par cet endroit préservé et sauvage, et je suis enfin satisfait de l'avoir enfin découvert. Cerise sur le gateau, j'ai également réalisé l'un de mes rêves photographiques en réussissant à mettre en image le mouflon d'Auvergne. A jamais gravé dans ma mémoire.























































