Picasso
La partie de ce torrent pris en image représente la rivière de la Dordogne non loin de sa source située à une dizaine de kilomètres dans le Massif du Sancy.
J'ai voulu faire ce "spot" sur l'eau pour mettre en avant les mouvements et montrer qu'elle était dans tous ses états.
Lorsque l'on prend du recul sur cette image, on pourrait la qualifier proche d'une peinture et je trouve intéressant de la voir "couper" en deux, avec une eau sombre à gauche et une eau claire à droite.
Au galop !
La magie des lacs
En Auvergne et plus exactement dans le massif du Sancy et sur le plateau du Cézalier, il existe de nombreux lacs.
J'ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir un à un. Parmi eux, les trois lacs ci-dessus ont été photographiés très récemment, pas plus tard que la semaine dernière.
Pour chacun d'eux, j'ai été saisi par la quiétude et la beautée des lieux. J'ai aussi eu beaucoup de chance d'avoir bénéficié de belles lumières qui m'ont permis d'obtenir de beaux reflets sur l'eau et d'avoir eu quelques nuages dans le ciel pour éviter le ciel bleu plus monotone.
Ces bonnes conditions de lumières n'ont duré que quelques minutes et le défit a été de saisir l'instant.
Comme très souvent en photo, la chance compte beaucoup pour se retrouver "au bon endroit, au bon moment"...
Sur un fil
Il y a parfois dans le paysage qui nous entoure des éléments qui peuvent sembler banales et peu attrayants. A cause de leur inesthétisme par exemple et à un point qu'on y prête même plus attention.
Alors voilà un bon défit photographique! Essayer de trouver des solutions pour rendre ces éléments le plus intéressant possible en image.
C'est ce que j'ai tenté de faire dans mon entourage avec les fils électriques en créant ce petit reportage.
La meilleur solution que j'ai trouvé a été de réaliser mes images à la tombée de la nuit pour profiter de belles lumières et pour les mettre en valeur le plus possible.
Ombre chinoise
Je vous propose aujourd’hui une nouvelle image qui pourra vous paraître de premier abord peut-être peu attrayante. Car elle a été prise dans des conditions difficiles et je vous invite à suivre son histoire...
Septembre 2010, en Auvergne, je me décide à rejoindre le sommet du Puy de Sancy en partant de la station de ski du Mont Dore. Ce territoire m'est totalement inconnu, en plus, la météo n'est pas propice à la randonnée, mais peu importe, je me lance, le goût de l'aventure étant le plus fort.
Au départ, le sentier n'est pas bien balisé. Carte IGN en poche, je pense prendre le bon chemin. La pente est raide dès le début. Je suis seul, pas un randonneur en vue. Un obstacle se dresse devant moi qui m'aspire peu confiance, je dois traverser un troupeau de vaches avec leurs cornes bien aiguisées pour poursuivre ma randonnée. Il pleut, il fait froid et le brouillard est bien présent. Pas à pas, avec l’altitude, je découvre cette région, l'Auvergne, un pays d'eau entre tous ses ruisseaux et toutes ses cascades, sans oublier sa verdure.
Sur mon chemin, l'eau coule partout, le moindre ruissellement est magique.
Je continue de monter, et avec mon oeil naturaliste aiguisé, je ne tarde pas à apercevoir au loin sur des crêtes l'ombre d'un chamois. Je m'arrête pour changer d'objectif sur mon reflex. Les chamois sont de plus en plus nombreux tout autour de moi. Avec la pluie, ce n’est pas le jour pour les bonnes photos, mais c'est le bon jour pour découvrir la faune de montagne, surtout qu’en plus je suis le seul randonneur.
Une fois arrivé au sommet du Puy de Sancy, les conditions météorologiques sont exécrables, la pluie et le brouillard épais ne me permettent pas d’admirer le paysage.
J’entreprends alors de redescendre sans me douter que j'allais vivre un moment extraordinaire. En effet, un rocher fait obstacle sur le sentier que je dois gravir pour continuer mon chemin. Arrivé à sa moitié, donc en haut, je me retrouve subitement nez à nez avec un chamois. Seulement quelques centimètres nous sépare. C'est à cet instant que je prends vraiment connaissance de la "bête". Son pelage d’une couleur rousse et l’aspect « rugueux » de ses poils retiennent mon attention. Je suis pris par l’émotion, mes mains tremblent et j’espère pouvoir le prendre en photo une fois descendu du rocher. Mais il est trop tard, je le vois sur la droite détaler comme un lapin dans les alpages.
Pour la fin de ma randonnée, j’aurais eu la chance d’avoir quelques éclaircies et de voir d’autres chamois dans de meilleurs conditions.
La conclusion de cette histoire sera de dire que parfois les conditions ne sont pas réunies pour faire de belles images mais que les souvenirs de belles rencontres naturalistes restent en mémoire.
Regard intensif
Je vous propose aujourd'hui cette nouvelle image. Elle est à la fois simple et très intéressante dans l'expression.
Oui, l'expression du regard, de l'oeil. C'est à mon avis ce qui ressort de plus fort.
Posons-nous cette question : "en le fixant, que ressentons-nous?". De la tendresse? De l'apaisement? De la douceur? Une envie de le rejoindre? Ou au contraire, ressentons-nous une peur et une crainte de sa part? Une méfiance?
On m'a toujours appris dans la photo animalière de faire une mise au point parfaite sur l'oeil de l'animal... Ceci est également écrit dans tous les livres liés à la photo. Pour faire ressortir des émotions.
D'autre part, chacun réagira sur le regard de cet animal en fonction de ses sensibilités, de son vécu, de son expérience, de sa personnalité...
C'est bien cela le plus intéressant dans le monde de la photo, car chacun interpréte sa propre lecture d'une image.
Reportage sur le remorquage d'un bâteau de pêche
J'ai assisté au mois de juin dernier au remorquage d'un bâteau de pêche dans le port du Fort Louvois en Charente-Maritime pour être rénové. J'ai le plaisir de vous raconter tout en image le déroulement de cette opération, très technique !
Tout d'abord, un "Manitou" situé sur le port met très progressivement sa remorque à la mer où sera déposé le bâteau avec l'aide de grosses cordes.
"Un bidon blanc" en guise de bouée permet de savoir où la remorque est située avant que celle-ci ne soit totalement immergée par l'eau.
Le bâteau de pêche approche tout doucement pour se positionner sur la remorque.
Puis le Manitou tire progressivement la remorque de l'eau pour extraire le bâteau.
Une fois le bâteau sur la terre ferme, la coque est examinée pour connaître l'ampleur des travaux.
Enfin, le bâteau s'éclipse pour être rénové !
Reflets éternels
Parti à l'automne 2011 faire une sortie photo en forêt, je suis rentré avec cette image... Elle correspond à une flaque d'eau plus ou moins gelée que j'ai rencontré sur mon chemin.
Je l'apprécie car elle sort de l'ordinaire, elle est plutôt abstraite et on pourrait presque dire qu'elle ressemble davantage à une peinture plutôt qu'à une photographie. De plus, j'aime beaucoup la lumière, les constrastes et les reflets.
Avec une bonne observation, un peu d'imagination et un zest d'artistique, on peut faire de très belles choses en photo!

































